Émilie Guilllot, mise en scène d’une carrière sans limites

Émilie Guillot est une jeune française vivant à Hong-Kong et exerçant son métier d’actrice professionnelle. Cependant, en plus d’être une actrice diplômée, elle a étendu ses capacités à celle de formatrice d’art dramatique, metteuse en scène, et elle joue non seulement dans des pièces de théâtre mais aussi dans des feuilletons télévisés ou sur internet.

Émilie Guilllot

Récemment, les pièces de théâtre mises en scène par Émilie ont rencontré un succès dépassant toutes ses espérances. Elle nous dit que « cela s’est fait petit à petit », et c’est actuellement des salles pouvant accueillir 1000 personnes que les représentations remplissent inévitablement à chaque spectacle. En effet, sa dernière pièce, pièce culte française, Le père noël est une ordure a eu un immense succès non seulement auprès de la population française mais aussi auprès de la population locale de Hong Kong ainsi qu’auprès de la population anglophone.
Cependant, le succès n’a pas été immédiat, et Emilie nous dit que son installation à Hong Kong n’a pas été facile tous les jours, en partie car elle ne parlait pas anglais à son arrivée, mais aussi en raison de la difficulté de se procurer un visa pour pouvoir monter son « café-théâtre ». Il lui aura fallu 3 ans !

Sa passion pour le théâtre a vraiment débuté suite à un manque de satisfaction par la danse, durant son enfance. Après avoir essayé les comédies musicales, Emilie trouve sa passion : le théâtre. C’est au collège que cette passion devient plus sérieuse et finalement, Émilie sort diplômée des « cours Florent » de Paris. En arrivant à Hong Kong, en 2003, Emilie vient tout d’abord pour rendre visite à sa sœur, résidente dans l’île, puis elle s’aperçoit rapidement qu’elle aimerait s’y installer et c’est ainsi qu’elle vint y habiter.
Au début, Émilie travaillait dans des pépinières pour gagner sa vie, avant de décider de monter le premier « café-théâtre » d’Asie en 2005, avec les rencontres (pour la plupart anglaises) faites durant les premières années de son séjour. Petit à petit, le « café théâtre » s’est fait sa place dans le monde de Hong Kong, et les représentations furent plus nombreuses. C’est en 2006, avec la pièce Isabeau dont elle est avec Maxime Elgue l’auteur, qu’elle signe sa première œuvre en tant qu’artiste française. Malgré le fait qu’elle ait perdu de l’argent, elle nous affirme cependant que c’était un « beau succès » et que la pièce lui aura permis d’élargir ses relations dans le domaine du théâtre.
Les cours qu’Émilie donne à Hong Kong s’adressent aux petits et grands, même si la plupart de ses élèves sont adultes. Selon Émilie, « l’explosion » de son théâtre fut à la sortie de la pièce Huit femmes, car si avant la plupart des gens venant voir les spectacles étaient des amis des acteurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Après un succès de la taille de celui-ci, différentes entreprises ont apporté leur soutien moralement et financièrement à Émilie.

« C’est beaucoup de travail » dit-elle. Après des cours d’arts martiaux le matin, elle passe 2 à 3 heures à regarder des mails, à passer des coups de téléphone, et à s’occuper de l’administration. Les après-midi et les soirées sont consacrées à ses cours, ou à ses projets à côté du café-théâtre. Malgré la difficulté parfois de cette passion qui lui prend beaucoup de temps, elle essaie de garder les pieds sur terre : « je n’ai jamais menti, prétendu faire plus que ce dont j’étais capable ». Elle affirme aussi qu’elle « reste toujours positive ».
Les meilleurs souvenirs d’Émilie furent Isabeau, pièce très instructive pour elle dans le monde de l’administration du théâtre, de la mise en place de sa propre pièce. Par ailleurs, elle a adoré jouer aux côtés de Will Lee Yun et de Miguel Ferrer dans Far Away Eyes. Émilie aimerait de plus partir trois mois aux États-Unis cet été pour y faire de nouvelles rencontres, vivre de nouvelles expériences ! Quand nous demandons à Émilie si elle pense que son théâtre est « le miroir de la société », sujet de notre étude en cours de Littérature & Société, c’est après réflexion qu’elle nous dit « non, je ne pense pas que mon théâtre soit le miroir de la société, c’est plus mon miroir personnel, ce sont mes émotions qui sont reflétées dans ma manière de jouer, donc dans mon théâtre ».

Julia Faure, Émilie Mawhinney, Seconde.

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