L’inauguration du Lycée Français International de Tokyo, le mardi 9 octobre 2012

Ce fut une belle journée d’automne. Les délégués de classe ainsi que les personnels et parents d’élèves avaient été invités à assister à l’inauguration du nouveau site du Lycée français international de Tokyo (LFIT). En effet, depuis la rentrée 2012, les élèves du Primaire et ceux du Secondaire ont été regroupés à Takinogawa, dans l’arrondissement de Kita-ku de Tokyo. Auparavant, les écoliers étaient scolarisés à Fujimi (quartier d’Iidabashi) et les collégiens-lycéens étudiaient à Ryuhoku (près d’Akihabara). Le Lycée s’appelait alors « Lycée franco-japonais de Tokyo » et avait pu être ouvert à la fin des années 1960 grâce aux efforts du gouvernement français, des parents d’élèves francophones et avec l’aide du Lycée japonais Gyosei.

Au centre, Mmes Hélène Conway-Mouret et Makiko Tanaka, ministres des gouvernements français et japonais,à gauche, M. Masset, ambassadeur de France et à droite M. Ando, vice-gouverneur de Tokyo coupant le ruban inaugural

Pour cette occasion unique que représente l’inauguration du nouveau site d’un Lycée renommé « Lycée Français International de Tokyo » et conçu pour accueillir 1200 élèves dans les années à venir (il y en a 850 actuellement), des personnalités importantes étaient présentes.

Le public de plusieurs centaines de personnes s’était rassemblé dans la grande cour de l’école maternelle où avaient été installés une estrade, des drapeaux, des micros et des tables pour le buffet. Un magnifique décor illuminait ce lieu où devaient se tenir les événements inauguraux. Puis, les invités tant attendus arrivèrent entourés de plusieurs photographes.

Le premier discours fut prononcé par Madame Anne-Marie Descôtes, directrice de l’Agence de l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE). Elle se félicita de découvrir ce nouvel établissement et souhaita un brillant avenir aux élèves vivant au Japon, prenant comme exemple à suivre M. Shinya Yamanaka, qui avait reçu le Prix Nobel de médecine le jour précédent. Elle laissa la parole ensuite a Mme Conway-Mouret, la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, venue au Japon spécialement pour inaugurer le Lycée. Elle déclara être très honorée de découvrir ce site magnifique et heureuse de se retrouver avec la communauté française de Tokyo. Vint le tour de Mme Makiko Tanaka, ministre de l’Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie du Japon. Elle nous expliqua que la France et le Japon avaient des relations profondes, et que cet établissement en était la preuve. Elle raconta qu’elle même était très liée à la France grâce a ses visites fréquentes et a ses connaissances. En fin, elle s’adressa aux élèves en leur disant qu’ils avaient une chance énorme, et que leurs années d’études au LFIT se révéleraient importantes et inoubliables. Puis, M. Tatsumi Ando, vice-gouverneur de Tokyo déclara avoir été impressionné parles infrastructures sportives, le design du Lycée entouré de verdure et a adressé un message de félicitation.

Enfin, pour couper le ruban tricolore, le public se rapprocha de Mmes Conway-Mouret et Tanaka, M. Christian Masset, ambassadeur de France, M. Ando, Mme Descôtes et M. Michel Sauzet, proviseur. Toute l’assistance compta jusqu’à trois, et six paires de ciseaux se refermèrent sur le ruban.
Sous les applaudissements, on passa ensuite à l’inauguration de la plaque et les invités purent goûter au buffet. Mme Conway-Mouret s’adressa une dernière fois à la communauté française dans un discours et la soirée d’inauguration continua jusqu’à 22 h.

Alice Chauvel, Elena Shimizu et Tristan Dovillers (3ème C)

Interviews exclusives de trois personnalités par les élèves-journalistes d’ASIA

Alice Chauvel en train d’interviewer Mme Makiko Tanaka

Durant cette agréable soirée, nous avons pu réaliser quelques rapides interviews de personnalités présentes. Notamment nous avons demandé à la ministre des Français à l’étranger, qu’elles étaient ses relations avec le Japon : « Mes relations avec le Japon, nous a dit Mme Hélène Conway-Mouret, sont basées sur l’amitié et sur une fascination que j’éprouve pour ce pays. J’aime notamment ses cerisiers qui fleurissent au printemps, sa littérature et même ses mangas !

Nous avons posé une question équivalente à Mme Tanaka Makiko sur ce qu’elle aimait dans la France : « J’aime particulièrement l’utilisation des couleurs en France nous a confié la ministre japonaise de l’Éducation. Je trouve cela magnifique. Je pense que cette utilisation se reflète dans de nombreux domaines comme l’art, la mode ou la gastronomie française. »

Tristan Dovillers recueillant les propos de Mme Descôtes

Madame Anne-Marie Descôtes, la directrice de l’AEFE nous a répondu, en réponse à la question « Que pensez-vous de cet établissement ? » : « Il est magnifique, ses bâtiments tout en verre lui donne la place du plus beau lycée français de la zone Asie. On peut aussi le comparer avec le lycée de Dakar qui a reçu un prix d’architecture. Je pense que cet environnement devrait vous donner envie d’apprendre et de réaliser une belle scolarité dans cet établissement. »

A monsieur Patrick Ténèze, coordonnateur régional de l’AEFE dans la zone Asie Pacifique, nous avons demandé : « Selon vous, quelles sont les différences entre le Lycée Français International de Tokyo (LFIT) et le Lycée Franco-japonais de Tokyo (LFJT) ? » Voici sa première réponse : «  Le LFIT et le LFJT ont des différences béantes qui en font des écoles bien différentes. Tout d’abord, la taille : le LFIT est spacieux tandis que le LFJT l’était moins. Le nombre de sites : le LFIT est sur un site qui regroupe la maternelle jusqu’à la terminale, alors que le LFJT était sur deux sites, Fujimi avec la maternelle-primaire, et Ryuhoku avec le collège-lycée. Les infrastructures : au LFIT, il y a un auditorium, une piscine, une pelouse, des terrains de tennis, un dojo, un gymnase… Au LFJT, il n’y avait rien de tout cela. De plus, on peut dire que le Lycée de Tokyo est redevenu “ normal ” : il n’y a plus de cantine au sous-sol (Fujimi) et plus de cours de récréation sur les toits (comme à Fujimi et Ryuhoku). Il y a des climatisations et des chauffages dans toutes les salles de classes, et les murs ne sont pas anciens comme à Ryuhoku. Le LFIT est donc le campus dont on rêve.

Notre deuxième question a été la suivante : « Est-ce la première fois que vous venez au LFIT ? »

« Non, nous a-t-il dit. Il se trouve que j’ai été l’un des premiers à regarder ces locaux derrière une grille, au temps où j’ai été proviseur du LFJT, vers 2006. Je peux vous dire que les quelques bâtiments qui restaient et le terrain vague n’ont plus rien en commun avec ces magnifiques structures scolaires. C’est un rêve qui est devenu une réalité. C’est clair, c’est agréable et cela me donne même envie de retourner à l’école !

Les personnalités écoutant les hymnes de la Marseillaise et du Kimigayo devant la plaque inaugurale

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