Hommage aux Forces Françaises Libres à Hong Kong

Le 7 décembre 1941, les Japonais ont déclenché une attaque sur Hong Kong. La colonie a été prise dès le 25 décembre et elle endure ensuite quatre longues années d’occupation. Des Français étaient là, à l’époque, pour se battre aux côtés des défenseurs du territoire.

Le vendredi 7 décembre 2012, exactement 71 ans après cet événement dramatique, les élèves de Première ES du lycée français international Victor Segalen de Hong Kong ont assisté à la cérémonie d’hommage aux Forces Françaises Libres qui a eu lieu au cimetière militaire de Stanley. La cérémonie a débuté par un discours du consul général de France à Hong Kong et à Macao. M. Barthélémy nous a rappelé que des Français s’étaient battus afin de défendre la liberté de leur patrie et avaient perdu la vie pour leur nation. Il a également présenté les autres personnes présentes à la cérémonie telles le colonel Deponcelle, attaché militaire à Pékin, le capitaine Lam, représentant des Hong Kong ex-Servicemen, mais aussi la petite-fille d’un ancien résistant français de Hong Kong, Nicole Arnulphy. Monsieur Drémeaux, professeur d’histoire-géographie au lycée français mais également représentant du Souvenir français de Chine nous a expliqué, plus en détails, comment s’est déroulée cette attaque. Depuis 1937 jusqu’au jour de l’attaque, les Japonais encerclaient Hong Kong. Le 20 juin 1940, le général de Gaulle a lancé son fameux appel auquel le consul de l’époque, Louis Reynaud, a répondu positivement. Lorsque le 7 décembre 1941 les Japonais ont attaqué Hong Kong par le Nord, une vingtaine de Français ont pris les armes avec les Anglais

Le comité de Hong Kong du Souvenir Français de Chine a seulement pu recenser officiellement les noms de six volontaires français qui sont morts sur le territoire de Hong Kong. Cependant, il est certain que d’autres ont également combattu et ont disparu. Des recherches sont en cours dans les archives…

Après ces deux interventions, deux élèves ont chacun lu un texte qu’ils avaient écrit autour du thème de la résistance. Lila Riche explique que « si l’on regarde l’histoire, aussi loin que l’on puisse remonter, il n’est pas une période, pas un siècle, pas une année sans témoignage d’indignation, de soulèvement ou de révolution. A chaque fois, un homme ou une femme est l’emblème du changement, l’incarnation de cette indignation, par son charisme et surtout l’engagement qu’il ou elle porte grâce à une détermination à toute épreuve ». Charles Nano Dova pense quant à lui que si « la résistance peut paraître utopique ; c’est en fait, elle est la dernière barrière pour protéger la dignité Humaine et la Liberté.

Après ces discours, les noms des volontaires inscrits sur la stèle ont été lus à haute voix et le colonel a mentionné « mort pour la France » après chaque nom. Le consul et le général accompagnés de deux élèves ont déposé des couronnes de fleurs sur la stèle. Nous avons ensuite fait une minute de silence en l’honneur de ces hommes avant de nous diriger vers le haut de la colline du cimetière ou un cocktail nous attendait.

C’est un devoir pour nous, citoyens français, d’éprouver une reconnaissance et de raviver la mémoire de ces sacrifices.

Camille Schoeb, Première ES

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