A la découverte du Vendémiaire !

La frégate Vendémiaire était de nouveau en escale à Hong Kong en avril dernier. Presque un an après son dernier passage, les élèves du lycée français ont à nouveau eu l’occasion de visiter le navire et de rencontrer une partie de l’équipage.

Les élèves de Première S près de l’échelle de coupée, s’apprêtent à commencer la visite du Vendémiaire.

94 m de long, 15 m de large, 400 tonnes de combustibles, 4 moteurs de 1 650 chevaux, pour un total de 2 950 tonnes… tels sont les chiffres de la frégate française Vendémiaire. Armé et mis en service en 1993, ce bateau de la marine française effectue des surveillances dans le Pacifique tout en participant à la présence diplomatique française dans cette partie du monde. Rattaché au port de Nouméa, le navire réalise quelques missions sur plusieurs milliers miles nautiques par an.

Nous avons visité le Vendémiaire avec le Premier Maître Michel. Le Vendémiaire comporte un PCMES (Poste commande machine électricité sécurité) qui abrite les moteurs qui assurent la bonne marche de la production de l’électricité, de l’eau chaude et, bien évidemment, produit l’énorme quantité d’énergie nécessaire à déplacer ce mastodonte sur plus de 18 000km. Ce PCMES est contrôlé et géré 24h/24 par trois personnes qui se relayent toutes les quatre heures (quarts de surveillance). Au même niveau, dans une autre partie du bâtiment, se trouvent l’infirmerie (dirigée par une infirmière et une médecin), ainsi que les cuisines et la boulangerie.

Les élèves de Première ES/L sur le pont arrière, là où se trouve le petit héliport. Au centre de la photo, au dernier rang, se trouve le Premier Maître Michel.

Au-dessus, se trouve la cabine du commandant ainsi que la cantine des officiers, et évidemment l’impressionnant poste de pilotage. Sur le pont supérieur, nous avons vu un projecteur morse (il est nécessaire de maîtriser les techniques anciennes au cas où les appareils électroniques seraient défaillants), puis le poste de commande des armes présentes à bord : une tourelle avant de 400mm qui peut tirer 30 coups par minutes, des mitrailleuses « 12/7 » ainsi que des missiles mer-mer dits « 38 ». Sur la plateforme arrière se trouve un héliport… et le plus vieil hélicoptère de la marine française ! Il date de 1964 et les marins l’appellent affectueusement la cacahouète.

Maintenant passons en revue l’équipage. 95 personnes au total dont 18 femmes (admises sur les navires depuis une vingtaine d’années). Des officiers, officiers mariniers et des hommes du rang se côtoient sur ce navire, de façon pas toujours très simple car les « chambres » sont très petites. Seuls le commandant et le commandant en second ont droit à des chambres individuelles.

Les escales sont assez nombreuses vu les missions du Vendémiaire. Cependant il peut arriver que le navire reste loin des côtes pendant près de 40 jours. Les marins sont alors très heureux de découvrir les ports où ils font escale.

Nous avons eu la chance de pouvoir interviewer un membre de l’équipage, le Premier Maître Michel (qui est à peu près le 4e dans la hiérarchie du bateau). Il vivait à Brest puis, par la suite, s’est expatrié à Nouméa avec sa famille. Voici un résumé des réponses qu’il a bien voulu nous donner pour nous faire mieux connaitre son métier :

LFI : comment trouvez-vous ce métier ?

Premier Maître Michel : nos carrières se finissent aux alentours des 40 ans et je n’en suis plus bien loin. Je trouve que c’est un beau métier, on découvre tous les continents et on développe une expérience unique.

LFI : la vie est-elle dure sur le bateau ?

PMM : la seule chose vraiment dure c’est de ne pas avoir notre famille avec nous.

LFI : faut-il un certain caractère, une certaine psychologie pour faire ce métier ?

PMM : il faut être assez solitaire et autonome, mais il faut aussi être sociable pour que la vie sur le bateau se passe bien, c’est paradoxal !

Le Vendémiaire est resté à quai à Kennedy Town pendant une semaine. La communauté française et les Hongkongais étaient invités à visiter le navire.

LFI : selon vous, quelle attitude doit-on adopter sur le bateau ?

PMM : le plus important c’est de respecter les autres et respecter les règles de vie de groupe pour que tout se passe pour le mieux.

LFI : Recommanderiez-vous ce métier ?

PMM : Oui bien sûr. Mais il faut de la vocation et surtout être motivé.

Lila RICHE, Première ES

 

 

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