Au Vanuatu les piles usagées sont un véritable danger

Les élèves de 5e du Lycée Français de Port Vila ont participé à un Itinéraire de Découverte sur les piles usagées. Leur objectif : sensibiliser les Vanuatais.

Au Vanuatu les piles ne sont ni collectées ni recyclées. Donc, après utilisation, les gens les jettent n’importe où. Certains s’en débarrassent dans la mer ou les laissent par terre, d’autres, croyant bien faire, les confient aux éboueurs, les enterrent ou les brûlent. Mais en l’absence de tri sélectif les piles usagées subissent le même sort que l’ensemble des ordures ménagères.

De mal en piles…

Abandonnées dans la terre, les piles rouillent et rejettent des métaux dangereux qui pénètrent dans le sol et polluent les jardins de tous les Vanuatais comme les nappes phréatiques qui constituent une précieuse réserve d’eau douce. Quand on brûle une pile il s’en dégage un gaz extrêmement toxique qui pollue gravement l’air et de plus les cendres contiennent des métaux très dangereux ! Les jeter dans la mer ne fait que déplacer le problème.
Au cours de notre IDD nous avons étudié le fonctionnement des piles, les produits dangereux qu’elles contiennent puis nous avons fait un sondage auprès de la population de Port Vila et ses environs pour savoir comment les gens utilisent les piles et où ils les jettent. Certains savent que les piles polluent, d’autres croient que les piles se décomposent sans conséquences particulières. Pour mieux informer les Vanuatais on a monté une exposition à l’Alliance Française pour la semaine de la science et réalisé des affiches en trois langues (français, anglais et bichelamar*) que nous avons placées dans les lieux publics. Nous avons encore publié un article dans un journal local.

Une des affiches placardées dans les lieux publics.

On y montre les dangers des piles sur une plante très consommée au Vanuatu, le taro.

affiche

« Quand vous jetez une pile dans votre jardin le contenu contamine votre taro et toutes les autres plantes à proximité. »

« Après avoir jeté vos piles dans le jardin le taro n’est plus bon à consommer. »

Traduction de la légende à partir du bichelamar* – affiche réalisée par Catherine Olsen- 5e.

Mais nous ne pouvions que sensibiliser les gens car c’est aux pouvoirs publics de faire le reste. Nous espérons maintenant que notre travail amènera les responsables à agir.

Article rédigé par les élèves de 5e
du Lycée Français de Port Vila

*Le bichelamar est la langue dans laquelle communiquent les habitants du Vanuatu, de très nombreuses langues étant parlées dans cet archipel.

1 comment for “Au Vanuatu les piles usagées sont un véritable danger

  1. Mimi
    28 août 2016 at 08:41

    Merci de partager ces informations

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