Architecture, Modernité et Colonisation

Comme de nombreuses villes d’Asie, Séoul a connu une croissance sans précédent dans la deuxième moitié du XXe siècle. Avec une aire urbaine de plus de 20 millions d’habitants, la capitale coréenne a vu une grande partie de son patrimoine rasée par les bulldozers ou les combats de la guerre. Le profane retrouvera le passé sans aucun doute dans les palais et les temples, ici et là, symboles d’une Corée traditionnelle plus ou moins lointaine, recherchée, voire revisitée.
Et pourtant, un regard aiguisé pointe rapidement certains bâtiments dans le centre historique de la capitale rappelant une période plus proche, une période où l’Occident était un modèle, un modèle porté très rapidement par le colonisateur japonais à partir de 1905. C’est à la découverte de cette architecture décalée que les élèves des classes de troisième, accompagnés de leurs professeurs d’arts plastiques et d’histoire-géographie, sont allés parcourir le centre-ville à la fin du mois d’octobre. A travers neuf bâtiments, ils lèvent un voile sur l’histoire de leur ville, Séoul.

Sommaire

1. Quand le Japon s’installe en Corée…
2. La cathédrale anglicane de Séoul
3. La médecine occidentale, un symbole de la modernité ?
4. La Banque de Corée, un musée…
5. «Au bonheur des Dames» : le Shinsegae
6. Nouveau musée pour le centre historique
7. Le palais Seokjojeon
8. Le nouveau musée d’art moderne et contemporain
9. Quelques croquis d’élèves

10. Un bâtiment occidental en Corée

1. Quand le Japon s’installe en Corée…

Si vous décidez de vous aventurer au cœur de la ville de Séoul, vous ne pourrez pas passer à côté de cette immense vague engloutissant l’hôtel de ville de la capitale sud-coréenne. Cet imposant bâtiment issu de la période coloniale japonaise est en effet assez caractéristique du style architectural de cet époque; il est embelli par un immense parterre qui se trouve à ses portes. C’est non seulement un lieu de rassemblement, comme l’illustre des événements tels que la Coupe du monde de 2002, mais il s’agit également, d’un symbole de l’influence japonaise dans les années 1930. Venez nous rejoindre dans la péninsule et découvrez avec nous ce monument.

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contraste des deux styles architecturaux de l’hôtel de ville

Vous avez le choix : vous pouvez simplement passer et continuer votre route, ou bien vous arrêter, vous asseoir et observer avec admiration cet édifice comme nous l’avons fait. Si vous penchez pour cette option, qui d’après nous est la bonne, vous aurez l’occasion de vous poser une question très bien fondée : quelle est cette vague et que fait-elle, en monstre, derrière ce bâtiment de style Entre-deux-guerres ?

Ce bâtiment a été édifié en 1926 par les japonais. Au départ, durant leur occupation, il était utilisé comme préfecture puis à la libération, il est devenu l’hôtel de ville de Séoul. Le bâtiment a ensuite été converti en une spacieuse bibliothèque municipale et renferme aujourd’hui une collection de plus de 200 000 livres. Aussi, en grands lecteurs que nous sommes, avons-nous décidé de nous y introduire.L’extérieur, une façade sombre, massive et symétrique, parsemée d’une multitude de fenêtres, nous laisse une impression de gouvernance, fonction qu’occupait effectivement le bâtiment lors de sa réalisation. Mais lorsque nos pas nous mènent à l’intérieur, on peut remarquer l’effet du développement du pays sur ses décorations nombreuses et modernes.

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Façade du bâtiment édifié sous la colonisation

Son fronton, “japonisé” par sa forme de pagode et surmonté d’une grande horloge, nous indique l’heure du “Tea time”. Entrés dans les entrailles de ce géant de pierre, nous vous invitons à vous installer au cinquième et dernier étage pour siroter une limonade ou, plus à la coréenne, boire un café, tout en observant cette ville de l’un de ses lieux les plus célèbres.

En redescendant, vous remarquerez – tout comme nous l’avons fait – un ponton de verre suspendu entre le bâtiment de l’époque de Yoshihito et la grande vague séoulite. Et comme vous pouvez le deviner, cela n’a fait qu’éveiller, de nouveau, notre curiosité.

Vous nous demanderez sûrement de découvrir plus, c’est avec joie que nous vous ferons alors pénétrer dans ce sanctuaire moderne de la culture coréenne, la grande vague.Là, émerveillés, nous resterons plusieurs minutes, béats.

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Mur végétal à l’intérieur de la vague

Face à nous, le joyau qui se trouve dans ce monstre : une façade végétale de plantes grimpantes.

En votre compagnie, nous avons pu discerner comment l’architecture peut être témoin de la modernisation d’un pays un temps colonisé. Mais il se fait tard et c’est submergés par cette vue que nous nous séparons, en espérant vous avoir fait passer une agréable visite. Il ne nous reste plus qu’à vous faire part de notre souhait de nous revoir bientôt, et que nous aspirons à votre volonté d’en savoir plus sur la peu-connue ville de Séoul.

Daphné Pecheux, Louis Boulanger et Wilson Hin 3ème 2

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2. La cathédrale anglicane de Séoul

Vue d'ensemble de la cathédrale

Vue d’ensemble de la cathédrale

Lorsque l’été se retira à petit pas, le monde revêtit alors son manteau d’automne aux couleurs magiques. Nous marchions dans le quartier ravissant de Jeongdong à Séoul, un quartier vibrant et très fréquenté, non loin de l’hôtel de ville, du palais de Deoksungung et de l’ambassade du Royaume-Uni. Au détour d’une ruelle, nous pénétrâmes dans une petite cathédrale anglicane d’une conception remarquable… Sa décoration intérieure aussi saisissante que son aspect extérieur, nous laisse un sentiment d’émerveillement et de sérénité.

 

L'intérieur de la cathédrale

L’intérieur de la cathédrale

Touchés par l’atmosphère et son silence, nous pénétrons dans ce bâtiment sacré. Cette cathédrale anglicane de Séoul fait partie du patrimoine national de Corée du Sud. Celle-ci est en forme de croix, sa nef prend appui sur 12 piliers symbolisant les apôtres, les hautes tours sont carrées et son baptistère octogonale. L’extérieur du bâtiment est essentiellement fait de briques et de pierres. Elle a l’air beaucoup inspiré des églises romanes d’Occident mais son toit, composé de tuiles, fait penser aux maisons traditionnelles en Corée.

 

Fenêtre de la cathédrale vue de l'intérieur

Fenêtre de la cathédrale vue de l’intérieur

Ces petits détails rendent la cathédrale inspirée de plusieurs styles architecturaux… La voûte du cœur est entièrement recouverte d’une mosaïque représentant le Christ portant dans sa main gauche un livre ouvert portant l’inscription latine: EGO SUM LUX MUNOI signifiant: je suis la lumière du monde. Son grand autel majestueux, fait de granit, a été offert par 14 évêques britanniques et écossais. Dans la partie nord de ce bâtiment, nous retrouvons la chapelle de la Vierge Marie, qui abrite le portrait resplendissant de 5 religieuses et prêtres, morts pendant la guerre de Corée ou durant la marche des prisonniers vers les camps de Corée du Nord. De style néo-romane, la cathédrale anglicane de Séoul s’intègre harmonieusement avec l’architecture locale avec des traces de techniques de construction traditionnelles coréennes majestueuses.

La construction de la cathédrale anglicane de Séoul a été achevée en 1926 par Mark Nappier Trollope (qui fut consacré troisième évêque de l’Eglise Anglicane en Corée en mai 1911). Malheureusement, sa construction a été interrompue pour des raisons financières. Le bâtiment a donc été utilisé sans être achevé pendant 70 ans avant que les travaux d’extension ne furent entrepris en 1994 pour célébrer le 100 ème anniversaire de la cathédrale. Finalement, la construction de la cathédrale a pu être achevée le 2 mai 1996 dans la forme qu’on lui connaît actuellement.

Située à côté d’une structure hanok, coréenne traditionnelle, la cathédrale anglicane de Séoul est désignée comme propriété culturelle immatérielle de Séoul n°35. Avec ses lignées de bancs de bois, la musique envoûtante de son impressionnant orgue, sa mosaïque unique en Asie et son jardin aux couleurs d’automne enchanté, émerveillés, nous sortons dans une petite porte à l’avant de la cathédrale qui nous mène à une petite ruelle….

 

 Audray Berger , Nakyung Ko, Théo Philippe 3ème 2

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3. La médecine occidentale, un symbole de la modernité ?

Escalier reliant les deux étages

Escalier reliant les deux étages

Au cœur de Séoul, dans le quartier de Marronnier, se trouve le musée de la Médecine, propriété de l’ université nationale de Séoul, institution en charge du plus vieil hôpital de style occidental de la Corée du Sud. Ce bâtiment est très mystérieux: l’édifice est sombre et des arbres l’entourent et le décorent. Une fontaine se trouve juste devant la porte d’entrée et une sculpture de Ji SeokYeong à proximité, un personnage important pour l’hôpital car ce fût le seul médecin coréen parmi les Japonais pendant la colonisation. Quand nous entrons dans cette bâtisse de style baroque ancien, le plancher grince. Aussi, nous pouvons vite nous sentir prisonnier, car elle fait penser à des maisons que l’on a l’habitude de voir dans des films, à cause des barreaux à chaque fenêtre.

La fameuse tour d'horloge

La fameuse tour d’horloge

Au sommet d’une petite colline, se trouve, ce fameux musée, entouré de bâtiments modernes. Nous pouvons remarquer qu’il est symétrique. Au centre, un escalier en bois relie les deux étages. Quand nous l’observons de l’extérieur, nous voyons une tour avec une horloge des quatre côtés, de plus elle est richement décorée, renvoyant à un style européen. La toiture est une gravure de cuivre et elle est circulaire juste au dessus de l’horloge, comme les bâtiments de style néo-baroque anglais du XVIIe et XVIIIe siècles. Les fenêtres sont, soit de forme rectangulaires , soit possèdent des arches selon l’étage. Dans le portique, sont incrustés des arches et des colonnes blanches en pierre.

1413427745516Ce musée, fût autrefois l’hôpital Daehan Uiwen (대한의원). Construit en 1899 par un architecte japonais,Yabashi Genkichi pour soigner la population sous l’Empire de Daehan, ce fût le premier hôpital utilisant la médecine occidentale en Corée. Cependant en décembre 1907, la Corée commence à devenir une colonie du Japon, et tous les médecins devinrent japonais sauf Ji SeokYeong. En 1910, ce bâtiment devient l’hôpital pour le gouvernorat général de Corée(조선총독부의원). En 1926, il loge l’université de médecine de l’université de KyeongSeong, (Keijo en japonais) c’est-à-dire Séoul.

Outils utilisés auparavant et maintenant exposés au musée

Outils utilisés auparavant et maintenant exposés au musée

En 1945, apres l’indépendance de la Corée, il reprit son rôle d’hôpital en soignant les Coréens. Pendant la guerre de Corée, c’était l’hôpital pour les soldats coréens du nord puis ensuite pour les soldats américains. Avant de devenir un musée comme à présent, ce fût un laboratoire de recherche. A proximité, on a un nouvel hôpital, celui de l’Université national de Séoul. En 1975, l’université de Séoul déménage dans l’arrondissement de Gwanak, au sud de Séoul, sauf la faculté de la médecine.

En conclusion, le musée de la médecine classique a traversé de nombreux et de grands événements de l’histoire de la Corée. Aujourd’hui, nous pouvons le visiter et apprendre sur l’histoire de la pratique de la médecine des Coréens et rencontrer les outils utilisés autrefois. En outre, le bâtiment est un formidable héritage de l’influence de l’Occident en Corée.

Adelaide Bae, Esther Dunay et Paulo Guillot 3 ème 1

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4. La Banque de Corée, un musée…

photo1Au centre de Séoul, un bâtiment de style Renaissance attire notre regard par son architecture unique, anachronique et particulière dans ce cadre monotone que peut constituer parfois, les bâtiments modernes de Séoul. On entendait les voitures circuler : « Vroum Vroum », le grincement de leurs pneus : « Scriiiich », les employés de bureau qui marchent avec hâte. Néanmoins, ce qui nous fascina, c’était la façade.

1413436590254D’une part, la partie inférieure de la façade du bâtiment est décorée avec une série de lignes horizontales formées par des blocs de granit. D’autre part, la partie supérieure du bâtiment est décorée avec des frontons détaillés, des balustrades et une corniche de couleur sombre. De plus, des pilastres ont également été utilisés, chacun orné avec la sculpture d’un bouclier. Cette utilisation se reflète dans la symétrie du bâtiment, flanqué de chaque côté d’une petite tour. Les deux ailes sont surmontées d’un fronton décoré.

photo3En plein centre, la porte souligne la symétrie du bâtiment. Le toit de la porte est soutenu par des colonnes. Les fenêtres sur le mur du premier étage sont entourées par des blocs de granit horizontaux, tandis que ceux sur le mur du deuxième étage ont des arcs à leurs sommets. Avec fascination, nous nous nous sommes avancés vers l’entrée où quatre immenses colonnes nous accueillent. En rentrant dans cette construction imposante, nous fûmes surpris.

Lorsque nous regardions autour de nous, on pouvait voir un véritable paradoxe entre les différentes installations et la modernité du décor par rapport à l’extérieur. En haut, on voyait un plafond beige, des murs quasiment identiques de ceux de l’extérieur et des énormes lustres de cristal, décor classiquement associé au style Renaissance. Mais en bas, nous constatâmes que les présentations étaient très modernes. Il y avait des écrans, des machines, un détecteur de faux billets et même des jeux. Surprise et fascination !

photo2Ce musée fut rénové en 2001 pour commémorer les 50 ans de la banque de Corée. Autrefois, sous domination japonaise, ce musée était le bâtiment de la Banque de Chosun. Il a été construit par l’architecte Tatsuno Kingo (1854 a 1919) dans le quartier de Jung-Gu. Cet architecte de renommée a également construit la Gare de Tokyo (1914) et le Siège de la banque du Japon (1896). Il est l’un des fondateurs de l’institut d’architecture du Japon. Après la fin de l’occupation japonaise en 1945, la banque centrale de Corée du Sud, a été établie à la place le 12 Juin 1950. Cependant, le bâtiment a conservé son statut de siège social. Pendant la guerre de Corée, le bâtiment a subi des dommages importants, mais a été rénové dans les années 1956 à 1958.

photo4Très dense, l’arrondissement est surtout peuplé pendant la journée. Des immeubles de grande hauteur logent surtout des bureaux. Le quartier de Jung-gu qui se considère comme le nombril de la ville, s’étend de l’ancienne porte Sud de Sungnyemun (Namdaemun), tout le long du marché de Namdaemun jusqu’à la porte Est de Heunginjimun (Dongdaemun). Le cœur du quartier bat grâce aux boutiques de vêtements pour les jeunes.

Si le musée fait le lien entre le passé et le présent, l’intégrité du bâtiment d’origine a été élevé au rang de lieu historique national. Les visiteurs peuvent profiter des expositions plus que jamais maintenant grâce aux activités proposées et l’offre de diverses salles d’exposition portant sur la numismatique et l’argent en général.

Seong-Eun Chai, André Jang, Enzo Coppola. 3eme 1

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5. «Au bonheur des Dames» : le Shinsegae

Alors que nous sortions de l’intérieur d’une banque confortable, nous avons senti l’air froid nous assaillir, nous laissant tremblant. Les feuilles commençaient à prendre une belle couleur de jaune-orangé et certaines jonchaient déjà le sol. Après environ une minute de marche, nous sommes arrivés à notre destination qui était le Shinsegae. Cet immeuble imposant, abritant un grand magasin semble sortir droit de la France du début du 20ème siècle. Pourtant, nous sommes au cœur de Séoul.

Shinsegae est le premier grand magasin de Seoul. Il a été créé en 1930 comme une branche de la compagnie japonaise Mistukoshi. Vers 1945, Samsung a acquis le magasin et l’a renommé « Donghwa Department Store ». Quand la guerre de Corée a commencé (1950 ~ 1953), l’armée américaine a utilisé le bâtiment comme un centre postal.

En 1963 on a nommé Shinsegae (nouveau monde) ce vieil immeuble que l’on a transformé en magasin de luxe moderne. Maintenant, il génère des revenus très importants. Il fut le premier lieu où l’on a utilisé des cartes de crédit à Séoul.

Le bâtiment du Shinsegae se situe en plein centre de Seoul, où l’on trouve majoritairement les sièges sociaux des grandes entreprises. Cela nous montre que ce grand magasin est attractif et rentable, et profite de sa localisation puisque c’est un espace où les flux sont importants (nombreux arrêts de bus et de lignes de métro près du Shinsegae).

De plus, la présence de la banque du Corée, la banque Jaeil , la poste centrale de Séoul, le marché de Namdaemun et Myeongdong, espaces commerciaux par excellence indiquent aussi que l’endroit est un haut lieu des pouvoirs économique, social, politique, commercial mais aussi culturel (depuis la période de Cheosun). Shinsegae bénéfice et contribue à cet espace géographique.

Le bâtiment du Shinsegae possède 5 étages et est de forme triangulaire. Nous avions l’impression de voir un magasin parisien du début du XXème siècle et il fut bâti probablement de cette façon afin d’attirer plus de clients par son style européen.

Shinsegae joue du fait que la plupart des Asiatiques ont une grande attraction pour Paris qu’il considérait et encore un peu aujourd’hui, comme un haut lieu de la mode. L’extérieur du magasin est composé de marbre, de pierres ornées de petites gravures et est décoré par des fenêtres en verre. L’inscription « Shinsegae » est dorée ainsi que certains ornements. Tout le long des façades donnant sur la rue, on retrouve des piliers. Le bâtiment lui-même est très sombre ce qui met en valeur les vitrines et les grande marques de luxe qui y sont présentées. Le soir, les vitrines éclairées dénotent à la base des pierres sombres de l’immeuble. Pour souligner certains événements commerciaux, une grande affiche encadrée couvre la partie haute et centrale de la façade. Ces événements présentent toujours un mannequin faisant la promotion d’une marque de vêtements ou de bijoux pour la collection d’une saison. En période de fêtes, la façade est décorée avec beaucoup de délicatesse avec des éléments décoratifs, luminaires et ornements. Tous ces éléments donnent une impression imposante au bâtiment. La simplicité et la sobriété de cette façade est au service des grandes marques de mode du monde.

Le décor intérieur est merveilleux, avec comme principal matériel, le marbre. Cependant, il y a un paradoxe, on n’aurait pas pu savoir qu’un bâtiment ayant une façade extérieure rappelant les monuments de Paris au XXème siècle, abritait un décor intérieur si moderne! On se serait attendu à un cadre différent, tout était de forme géométrique, les murs reflétaient les lumières, les couleurs les plus présentes étaient: le beige, le blanc et le noir. Mais malgré la modernité de cet environnement, il y avait tout de même des éléments qui, nous rappelaient des temps plus anciens comme les petites statues en bois dispersées aux quatre coins du magasin, ainsi que des meubles comme des armoires en bois et l’escalier divisé en deux ayant une légère ressemblance à celui apparaissant dans le magasin  »Au Bonheur Des Dames ».

Aujourd’hui, de nombreux Shinsegae se retrouvent ici et là en Corée pour le plus grand bonheur de ces dames…

Hye-Soo Lee, Julien Lee, Marie Léger 3ème 1

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6. Nouveau musée pour le centre historique

Vue d'ensemble du musée

Vue d’ensemble du musée

Au centre de la très peuplée capitale de la Corée, on trouve un bâtiment que certains d’entre vous prendraient pour une université, ou un centre culturel… Contrairement à la vue de l’extérieur très classique,  l’intérieur est extrêmement moderne et innovant ! Cette construction est en fait le troisième musée national d’art moderne et contemporain en Corée, après celui de Gwacheon et celui du Palais Deoksu.

Ce musée est situé à Samcheongdong (삼청동), en plein centre de Seoul. Ce quartier est très attractif et dynamique. A l’est du quartier, on y trouve le palais de Gyeongbokgung, le tunnel de Samcheong, et un parc au bout de la rue de Samcheongdong connu pour sa forêt et sa belle vue. En outre, des galeries et des cafés de part et d’autre de la rue de Samcheong-dong attirent beaucoup d’artistes et de nombreux visiteurs.

La vue d’ensemble du musée est disparate. On y voit un bâtiment en brique, à côté un autre très moderne et au centre Jongchinbu.

Durant la dynastie Joseon, cet endroit était un complexe de bureaux administratifs du gouvernement appelé jongchinbu. Dans les années 1920, le Japon détériora plusieurs bâtiments de jongchinbu. Puis le pouvoir colonial transforma cet endroit en hôpital. Il continua à être utilisé comme tel après la libération, jusqu’en 1981.

Les autorités militaires, suite au coup d’état du 12 décembre 1979, ont donné une partie de ces immeubles (bâtiment en brique) à un organe militaire d’enquêtes et d’informations. Les bâtiments de jongchinbu qui ont été démontés pour être déplacés derrière la bibliothèque Jeongdok ont été nouvellement déplacés lors de la réhabilitation des immeubles pour en faire le musée actuel.

Ancien bâtiment en brique

Ancien bâtiment en brique

L’ancien bâtiment de ce musée est essentiellement construit avec des briques rouges, qui renvoient à un matériau répandu en Corée. Ensuite, on y voit peu de cloisons et de nombreuses fenêtres fabriquées en verre. Aussi, le musée est un bâtiment dissymétrique: la forme est rectangulaire, mais la partie du bâtiment qui contient la cage d’escaliers en arrondi brise les lignes droites de l’ensemble.

Le nouveau bâtiment de ce musée nous présente une architecture moderne contrairement au bâtiment en brique, avec les 10 entrées ouvertes vers l’extérieur tandis que les vastes baies vitrées et la structure en noir lui donnent l’élégance et la stabilité. L’aspect extérieur du bâtiment avec répétition du module rectangulaire s’harmonise aux fenêtres traditionnelles de Jongchinbu et des morceaux de métal légèrement replié en arrière ressemblent à la courbe de la tuile de la construction traditionnelle.

Le Nouveau bâtiment

Le musée est constitué de 3 étages et des sous-sols avec un toit plat, contenant cinq espaces d’exposition, chacun se concentrant sur différents aspects de l’art contemporain coréen. De nombreuses expositions des oeuvres des artistes coréens et aussi étrangers (Leandro Erlich, Luke Fowler, Kyung Kun Park, etc.), et aussi des programmes d’éducation artistique pour les enfants y sont organisés. La première exposition portait sur  » la Sculpture et l’Artisanat »  montrant plus de 500 œuvres de 65 artistes coréens. Les œuvres sélectionnées étaient des dessins, des gravures sur l’artisanat et le mobilier.

Plan des différents étages

Plan des différents étages

Le 3e et 2e sous-sol sont des parkings et au premier sous-sol, on y trouve des salles d’exposition, un cinéma, et aussi une salle multiplex. Puis au rez-de-chaussée, une galerie d’art, des restaurants et un magasin de souvenirs offrent aux touristes un espace de repos et de divertissement. Au 1er étage, une bibliothèque, des salles de conférence, des salles de classe et un café sont placés pour donner un lieu de travail et de réunion. Aussi au dernier étage, on y voit des bureaux d’administration et une salle de séminaire pour les membres du musée. Ainsi, le musée attire plus de touristes en leur fournissant des espaces culturels et divertissants.

Ici, au musée national d’art moderne et contemporain, non seulement vous pouvez connaître l’histoire politique et culturelle de la Corée, mais aussi admirer la particularité de cette architecture moderne qui ne fait presque aucun clin d’œil à la Corée, et à l’Asie!

 Jin-Suh You, Héloïse Moreau, Yul Ratsima 3ème 1

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7. Le palais Seokjojeon

Seokjojeon vu de face

Seokjojeon vu de face

Un beau matin d’automne, nous prîmes le bus et nous nous rendîmes au palais Deoksugung. La température était douce et le ciel était bleu. Les feuilles de jinkos commençaient à se teinter de jaune et les feuilles d’érables rougissaient sous ce beau ciel. Une fois arrivée, nous fûmes accueillis par un défilé des gardes royaux. Ils étaient vêtus de magnifiques robes flamboyantes et jouaient de la musique traditionnelle coréenne. L’entrée était gratuite pour ceux ayant la nationalité coréenne.Nous observâmes un temps, le magnifique spectacle devant la porte d’entrée, nommée la porte Dae Han. Elle fut nommée après le nom du pays au temps de l’empereur Gojong, appelée l’Empire Dae Han.

Localisé au coin du carrefour le plus fréquenté au centre-ville de Séoul, le palais de Deoksugung est célèbre pour son élégante route murale en pierre, qui est unique en son genre étant accolée a des bâtiments modernes occidentaux. Le palais est situé près de la station de métro Hôtel de ville. Deoksugung était à l’origine la résidence du prince Wolsan (1454-1488), frère aîné du roi Sejong, le créateur du Hangul, l’alphabet coréen. Cette résidence devint un palais royal durant les invasions japonaises de la Corée de 1591 à 1598 (guerre Imjin), pendant laquelle les autres palais royaux furent détruits en 1592. Le roi Seonjo fut le premier roi de la dynastie Joseon à résider dans ce palais. Le roi Gwanghaegun y fut couronné en 1608 et renomma ce palais Gyeongun-gung en 1611. Après que le palais officiel fut déplacé à Changdeokgung en 1618 après la reconstruction de celui-ci, il fut utilisé comme palais ‘auxiliaire’ pendant 270 ans et renommé seogung (palais de l’Ouest).L’empereur Kojong, avant-dernier roi de l’Empire Daehan (1863-1907), y reste même après que les Japonais l’ont forcé à abdiquer après avoir assassiné sa femme Myeongsung en 1907, jusqu’à sa mort en 1919. Son fils, l’epereur Sunjong (1907-1910), donne au palais le nom actuel de Deoksung qui signifie palais de la longévité vertueuse.

Devant l'entrée de Seokjojeon

Devant l’entrée de Seokjojeon

Au début de notre visite, nous pûmes voir des bâtiments traditionnels coréens. Ils étaient faits de piliers en arbre rouge marron et leur toit était composé de tuiles noires. Les couleurs étaient flamboyantes et nettes. Nous vîmes ensuite une sorte de char utilisé pour lancer une multitude de flèches d’un coup vers l’ennemi. Nous tournâmes à droite et vîmes une terrasse et deux bâtiment blancs très classiques et européens liés entre eux. Nous passâmes d’abord devant la terrasse et pûmes voir une petite fontaine ornée d’une magnifique petite statuette au style baroque. Le fond de la bassine était bleu qui lui donnait un air un peu faux. Cette dernière fut rajouté en 1920.

Après avoir contemplé ce jardin européen, nous observâmes le bâtiment blanc juste derrière nommée Seokjojeon. Cela signifié bâtiment de pierre. En effet cet édifice était fait de pierre blanche. Ses colonnes ioniques, blanches ainsi que son fronton triangulaire avec son tympan surmonté d’un hybiscus siria, la fleur nationale, lui donné un air de temple grec. Nous sûmes que le style architectural était néoclassique. Ça aurait pu paraître étrange aux personnes ayant peu de connaissance historique de la Corée, mais la date de construction, qui correspond à l’occupation japonaise, est une preuve de plus de l’adoration de l’Occident des Japonais. Nous n’eûmes pas la chance d’entrée dans le bâtiment car ce n’était plus l’heure des visites, mais nous entrâmes dans le musée historique face au premier bâtiment. Nous pûmes quand même apprendre que le premier étage était à l’origine consacré au personnel, le deuxième étage pour les convives et invités, et le dernier pour l’empereur et l’impératrice et aux invités plus intimes. Nous pûmes voir par les fenêtres, même si elles étaient poussiéreuses, une énorme salle à manger très élégante, richement décorée avec des couverts et de nappes blanches ( même si plus personne ne dînait dedans) et infiniment européen. Une autre preuve de la vénération des Japonais pour l’Europe. Nous pûmes lire sur une pancarte que ce bâtiment fut construit par l’anglais J. R. Harding en 1910.

Salle à manger

Salle à manger

Cet édifice avait été conçu en temps que palais impérial mais fut transformé en galerie d’art lors de l’occupation japonaise ( officiellement de 1910 à 1945). Après la libération de la Corée en 1945, il fut utilisé pour des conférences internationales, puis comme un musée et enfin comme une galerie d’art. A cause de ces différentes fonctions durant le temps, il perdit beaucoup de ses traits caractéristiques, ceci déclenchant un projet de reconstruction en 2009. Ce bâtiment ayant connu une histoire turbulente ainsi qu’une multitude de fonctions, il sert maintenant de musée historique de l’Empire Daehan.

Seokjojeon, le bâtiment de pierre, est maintenant devenu un musée. À côté de ce bâtiment se trouve un bâtiment du même style, utilisé en temps que musée d’art contemporain. Le palais est devenu un lieu très touristique grâce à l’exotisme de trouver des bâtiments de style différent dans le même complexe palatial. La visite du palais est gratuite à tous les Coréens, car tous les citoyens coréens ont pour devoir de connaître l’histoire turbulente de la Corée pour mieux la protéger, étant donné que ses voisins (la Chine et le Japon) ont essayé de voler son histoire et son territoire. Maintenant de plus en plus de monuments historiques offrent une entrée gratuite pour que les futures générations puissent mieux connaître leur histoire et être fière de leur pays.

Mathis Thoelen, Aïcha Gnabe et Jiou Lee 3 ème 2

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8. Le nouveau musée d’art moderne et contemporain

Le bâtiment, avec le parvis

Le bâtiment, avec le parvis

Face à nous, les murs royaux. Autour, des arbres de couleur d’or. Pas une seule haute tour. Étonnant, pour la capitale de la Corée du Sud. Un bâtiment se détache par sa structure originale : briques rouges, parvis et structure moderne adossée. Nous sommes à la mi-octobre et nous sommes devant le MMCA, le nouveau musée d’art contemporain de Séoul.

Au sein de cette nouvelle ville moderne, ce changement est étonnant. Le palais royal de dresse fièrement, entouré d’arbres Jinko eux-mêmes entourés de feuillage doré. Pourtant, un intrus se dresse près d’eux, un grand arbre vert qui nous abrita de son feuillage; du soleil tandis que nous admirions le beau ciel hautain de Séoul. Nous observons le bâtiment qui n est pas fait de béton mais de briques rouges. A ceci, nous devinons qu’il est là depuis plus longtemps que nous : les briques rouges étaient à la mode à l’époque de sa construction à Séoul. Quand nous voyons ce bâtiment de face, nous avons seulement des briques avec un gros parvis à gauche couvrant une cage d’escaliers qui le rend asymétrique ainsi que des hautes fenêtres éparpillées sur trois niveaux. Ce bâtiment possède une histoire, comme on s’y attendait. Premièrement utilisé comme bureaux administratifs au début du XXe siècle, ensuite hôpital, il est devenu le siège du commandement suprême militaire au début des années 70 pour ensuite devenir ce que nous en connaissons aujourd’hui, un musée.

Ce bâtiment est non seulement un vestige du passé mais aussi une marque du présent suite à une rénovation urbaine. Derrière le masque du passé, apparaît celui de la modernité : un bâtiment de béton et de verre.  A l’intérieur de ce dernier adossé à celui en briques, nous pouvons voir des œuvres contemporaines exposées sur trois étages et des sous sols. Mais qui dit exposition, dit visites et qui dit visites dit touristes ! C est pourquoi la présence de restaurants, boutiques et parkings est requise. Dans une des salles lors de notre visite, les masques du passé ressortent avec des maquettes et des plans exposés, montrant la cohabitation entre le passé et le présent au sein de la capitale coréenne. Ainsi, le bâtiment montre la coexistence des temps, nous faisant penser a Janus, le dieux à deux faces.

Le présent est important, mais le passé est intéressant, comme le montre ce bâtiment : la préservation est tout aussi importante que la création.

Ewan Wesolowski, Anna Clevenot, Seorim Park 3ème 2

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9. Quelques croquis d’élèves

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10. Un bâtiment occidental en Corée

Un bâtiment de taille et de style

Un bâtiment de taille et de style

La façade du bâtiment était illuminée par un soleil qui brillait de mille feux. La hauteur impressionnante de celle-ci nous subjugua. Avec sa couleur blanche, elle scintillait comme la neige. Ses grandes colonnes de granites , donnaient une impression de grandeur. Le sigle de la banque était inscrit en gros en haut à gauche de la façade. Nous pénétrâmes dans son immense antre. Nous sentions une ambiance de travail acharné, le silence envahissait la pièce et tout le personnel se concentrait uniquement à sa tâche. C’était un jour d’automne, le bâtiment était issu de l’occupation japonaise construit en 1935 par un architecte japonais a servi de siège social à Standard Chartered jusqu’ en 1987 et a été rénové 3 fois. La dernière eut lieu en 2010.
Nous nous installâmes dans des fauteuils d’un confort inouï, ce qui changea totalement l’ambiance de la pièce. Les tables d’un style début 20eme étaient remplies de journaux publicitaires que personne n’avait feuilleté. Le plafond était blanc avec des motifs tous identiques gravés dans le plafond. Cette salle était illuminée par des lampes munies d’un abat-jour blanc assez classique accrochées à quatre sur chaque colonne à l’intérieur de la salle mais aussi par des grands lustres qui pendent de façon majestueuse du plafond. Les rideaux chics noirs en velours donnent encore plus un aspect révérencieux à cette banque.

Au loin nous pouvions entendre le bruit de la foule qui allait acheter des produits au Shinsegae ou encore le bruit des voitures qui s’interpellaient par klaxons interposés. Les employés nous donnèrent l’impression de jouer au roi du silence au point que nous pouvions entendre une mouche voler. Ils nous mettaient mal à l’aise, nous seulement des collégiens de 14 ans qui venaient visiter une banque sans même savoir en quoi consistait ce métier. A côté des colonnes gigantesques de granite qui rendait la façade imposante nous pouvions voir à quel point nous étions petits. En face, on pouvait voir la banque nationale de Corée, ce qui donnait un petit côté ironique avec ces deux banques qui pouvaient être rivales, en face l’une de l’autre.

Lustres et moulures du plafond.

Lustres et moulures du plafond.

Les bruits des claviers d’ordinateurs et des voix des clients qui parlaient à leurs banquiers ne cessaient jamais dans cette atmosphère cependant calfeutrée. Le travail est une partie de la journée qui tient très à cœur les Coréens. Pour rechercher le calme et la sérénité vous pouvez venir vous installer dans un des fauteuils en cuir qui forment une longue rangée dans cette immense salle. Vous y trouver le calme et vous serez bercés par les petits bruits que l’on peut entendre dans notre vie quotidienne (comme la circulation).
Ce bâtiment a été le siège de cette banque coréenne devenue filiale d’une britannique pendant une demi-décennie avant que celle-ci soit déplacé plus près du quartier des affaires. Comme vous avez pu le constater ce bâtiment et à la fois un lieu de travail intense mais aussi un endroit où vous pouvez être au calme tout en examinant un bâtiment pas ordinaire car c’est un bâtiment qui ressemble plus à un bâtiment occidental qu’a un bâtiment de style japonais. Si vous êtes de passage dans ce quartier faites un tour et venez vous reposer dans la banque.

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