La vie des pêcheurs à Hong Kong

Aujourd’hui, à Hong Kong, la population des marins-pêcheurs a presque disparu. La cause principale de cette disparition est principalement l’extrême rareté du poisson.

Le gouvernement a mis en place des règles environnementales très strictes pour protéger l’espace maritime et permettre aux ressources halieutiques de se reconstituer. De plus, le mode de vie des pêcheurs étant très rustique et peu rémunérateur, le métier n’attire plus les nouvelles générations. Un pêcheur d’Aberdeen, un des quartiers maritimes situé au sud-ouest de l’île, nous a fait visiter son navire et nous a expliqué son style de vie et son métier.

Lorsque que nous sommes montées à bord, nous avons été accueillies par le propriétaire du navire qui nous a présenté son fils, Biu, qui travaille avec lui et qui parle anglais, ce qui a facilité notre entretien.

Biu nous a expliqué que leur équipage, composé de 12 personnes, partirait pour la Mer de Chine le soir même car là-bas les poissons sont plus abondants. Ils arriveront à leur destination après avoir navigué neuf heures. Ils pêcheront ensuite pendant vingt-quatre heures avant de revenir vers Aberdeen.

Avant 1940, les bateaux ne possédaient pas de moteurs mais seulement des voiles ; de ce fait, ils partaient pêcher pendant une semaine au minimum. Aujourd’hui un bateau ramène en moyenne 250 kilogrammes de poisson par sortie. Les pêcheurs préfèrent vendre leurs marchandises à Hong Kong plutôt qu’en Chine car les prix d’achat y sont beaucoup plus élevés.

Le navire possède deux étages. Au premier se trouvent plusieurs couchettes, une cuisine, un lieu de prières où les pêcheurs vénèrent la déesse Guan Yin qui doit leur assurer une mer calme et une pêche abondante. Cependant, la totalité de l’équipage ne vit pas à plein temps sur le bateau. Le deuxième étage est réservé au capitaine, Chun, et à sa cabine de pilotage.

Le sol du premier étage est pavé de trappes sous lesquelles se trouvent des viviers. Les poissons y sont entreposés : en Asie, les poissons vivants sont vendus beaucoup plus cher que les poissons morts.

Axelle SCHOEB et Capucine FRUGIER, Seconde (articles & &photographies)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *