Le LFI de Hong Kong réalise sa propre COP21 !

Des élèves impliqués

Mardi 24 et mercredi 25 novembre a eu lieu la COP21 du LFI. Le premier jour était réservé aux élèves de CM2/Year6 sur le campus de Chai Wan et le lendemain, tous les élèves de Seconde/Year12 étaient invités à participer sur le site de Jardine’s, les journées ayant été banalisées pour cet événement.

C’était une journée inoubliable, qui commença par des discours de la part du chef d’établissement, M. Soulard puis le consul général de France à Hong Kong, M. Berti, puis d’autres participants qui nous ont confié quelques mots et leurs impressions, ainsi que leurs attentes de la COP21. Ainsi, M. Berti nous a dit qu’en tant qu’élèves, c’est aussi à nous de ne pas faire les mêmes erreurs que nos parents, et qu’il comptait sur nous pour trouver des idées pour réellement changer les choses.

La matinée était réservée aux conférences: les 150 élèves se sont répartis en groupes pour assister à 8 conférences. Le choix de conférenciers avaient déjà été fait grâce à un questionnaire informatique quelques jours auparavant. Tous les emplois du temps étaient donc personnalisés. Personnellement, j’ai assisté à une présentation sur la permaculture, animée par M. Marnick Vanleslander. La permaculture, c’est l’utilisation de différentes méthodes durables pour changer l’agriculture. Ainsi, une méthode peut permettre de doubler les résultats en faisant pousser plusieurs variétés en même temps. L’objectif ? Garder le carbone dans le sol pour permettre une régénération des nutriments plus efficace. Cet atelier m’a  beaucoup appris sur notre agriculture et notre consommation. Lorsque j’ai posé des questions à ce conférencier au sujet de ses attentes envers notre génération, il répondit qu’un retour à la nature était nécessaire pour assurer la survie de notre espèce.

Il y avait bien d’autres thèmes le matin : Comment des grandes entreprises gèrent-elles leurs politique durable ? Comment Hong Kong peut-il trouver des moyens pour limiter ses émissions de carbone ? Que nous apprennent les sédiments de l’Arctique sur le changement climatique ? Quelles politiques énergétiques pour demain ? Etc.

En fin de matinée, nous nous sommes retrouvés par groupes composés d’élèves qui avaient assisté à toutes les différentes conférences pour discuter des solutions qui seraient apportées à la COP21. En tant qu’élèves, il était important de se rassembler pour trouver des solutions qui nous semblent évidentes ou assez pratiques à appliquer dans la vie de tous les jours, mais aussi d’essayer de remédier aux problèmes mondiaux. Nous avons donc préparé une feuille, où nous avons proposé des engagements personnels et des propositions globales. Le consul général a pris l’engagement d’envoyer ces contributions au ministre des Affaires étrangères, président de la vraie COP21 (tous les documents ont depuis fait l’objet de cet envoi).

Après un délicieux déjeuner bio et végétarien en plein air, sous forme de buffet, nous nous sommes attaqués à des ateliers pratiques. Ceux-ci nous ont montrés des solutions durables. Il y avait 15 ateliers différents, il fallait en choisir quatre pour l’après-midi.

Nous avions droit à des ateliers sur l’aquaponie (cultiver des légumes ou plantes hors sol à travers un système hydrique qui utilise les excréments de poissons), de l’art où les élèves ont créé un ours polaire à l’aide de papier déchiré provenant des anciens livres de cours et de papier provenant de la salle des professeurs. Du jardinage (comment se développent les plantes et quels sont les étapes à respecter pour qu’elles poussent bien), du vermicompostage (utiliser des vers pour décomposer la nourriture et fabriquer du terreau) mais aussi des ateliers d’observation des coraux avec des scientifiques de HKU ou encore un peu de physique avec des expériences sur les différentes forces motrices, à côté de la toute nouvelle voiture électrique de l’école !

Cette journée nous a fait tous réfléchir, repenser notre manière de vivre, de consommer. Chloé, 15 ans, trouve que c’est une bonne initiative. “J’ai trouvé bien que cela dure une journée car ça nous a vraiment mobilisé. Ma perception des choses a changé, j’ai pris des engagements personnels… d’une manière ou d’une autre. Je pense que si on s’en rend tous compte, on ne va pas tous forcément changer.” Un moment utile et nécessaire donc. Ainsi, la COP21 nous rend tous acteurs du progrès et pousse tous les responsables et représentants des peuples à se mettre ensemble pour trouver des solutions. Antoine, 14 ans, dit que c’est un événement important, “ça montre que les pays ont constaté le problème, et essaient de s’unir pour trouver des solutions. Ça montre que les gens vont se rendre compte des problèmes eux aussi, et ça nous donne tous envie de changer.” Après tout, nous sommes la prochaine génération à prendre une part active dans la société, et nous devons sérieusement penser à la valeur de nos actions. Durablement.

Issey Tchitchiama, Seconde C

Le Secret des Glaces révélé dans un court-métrage

Pendant l’heure d’enseignement d’exploration « Écologie & territoires », nous avons visionné le très beau dessin animé Le Secret des Glaces de Loïc Fontimpe, présentant les passionnants voyages et fascinantes découvertes du glaciologue Claude Lorius. L’histoire de cet homme est racontée par des dessins simples et épurés accompagnés d’une voix nous décrivant ses voyages vers l’Antarctique. Ceux-ci nous montrent clairement les conditions inédites dans lesquelles est plongé ce continent : le froid, les blizzards, les crevasses, le silence, la solitude, le noir, le vent, le désespoir, les aurores australes… et surtout le blanc. Tous ces éléments captent l’admiration des spectateurs par le biais du narrateur (censé représenter Claude Lorius).

Au cours du film, on comprend avec étonnement comment Lorius a changé l’image de la glaciologie. Il a démontré que les deux kilomètres de glace dont est composé l’Antarctique, sont de vrais trésors pour nos connaissances sur l’histoire du climat. Grâce à la sublime idée de Lorius d’analyser les bulles d’air contenues dans cette glace, les scientifiques français ont pu répertorier la température et la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère sur 160 000 ans. Ceci a bouleversé les connaissances de l’homme sur le climat. Cependant, le changement abrupt de la musique à la fin du court métrage, nous annonce une grande perturbation. Les glaciologues se sont aperçus que, depuis les années 1850, l’activité industrielle humaine est en train de renverser la stabilité climatique de notre Terre. La preuve que nous sommes dans un moment de déséquilibre climatique mondial.

Hugo Druenne, Seconde

Note : La projection de ce film a été rendue possible grâce à l’aide du Service de coopération et d’action culturelle du Consulat Français de Hong Kong et de l’association Wild Touch qui soutient des programmes de conservation de la nature par la production et la mise à disposition de films et l’organisation d’événements de sensibilisation à l’écologie. Retrouvez le contenu pédagogique en français ou en anglais. Suivez également l’actualité de Wild Touch.

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