Portrait de Charles Gallavardin : Architecte sans frontières

Lundi 4 décembre, nous avons eu la chance d’interviewer un architecte nommé Charles Gallavardin. Il habite à Ho Chi Minh ville et nous a présenté son parcours qui l’a amené à créer son propre cabinet d’architecture en Asie du Sud-Est : T3 Architecture Asia.

La formation d’un architecte

Il nous a tout d’abord expliqué sa formation, commencée à l’école d’architecture de Saint-Etienne, après avoir hésité avec le métier de charpentier, chez les Compagnons du devoir, qui est un cursus d’apprentissage pointu en terme d’artisanat. Dans cette école qui fait partie des Écoles Nationales d’architecture, il a étudié le Dessin technique et artistique, les sciences humaines et la technique du bâtiment durant trois ans, avant de partir étudier dans le sud de la Suède, à Lund, grâce au programme Erasmus. Là-bas, il a étudié l’architecture écologique, qui devient un axe de ses travaux. Puis, il nous a relaté ses expériences, avec de nombreux voyages d’apprentissage aux quatre coins du monde, comme en Egypte, au Vietnam et en Syrie. De plus, il a réalisé un DESS en plus de son diplôme d’architecte sur le thème de la ville et du Patrimoine au Maghreb et Proche Orient. Lors de ses débuts professionnels, à Marseille, il s’est directement spécialisé en architecture bioclimatique, que ce soit sur des maisons neuves ou des rénovations. Après avoir co-créé son propre cabinet nommé T3 Architecture, il est venu au Vietnam avec sa femme, aussi architecte, rencontrée au cours de ses études dans l’École d’architecture de Bretagne. Ici, il a tout d’abord cherché un cabinet où devenir salarié, mais aucun projet n’a retenu leur attention. Ils ont donc décidé de créer leur propre cabinet d’architecte: T3 Architecture Asia.

Une entreprise prometteuse

Puis il nous a présenté ce cabinet d’architecture ainsi que différents projets en cours ou ayant déjà été réalisés, comme le Belgo, un bar belge à Ho Chi Minh ou le Kokoïs. Ce cabinet pratique un type d’architecture lié au développement durable et aux économies d’énergie, comme nous le prouve le projet du Kokoïs où un ancien hangar a été transformé en un restaurant contemporain et écologique. Il nous a expliqué à travers ses projets et ceux d’autres cabinets, que les nouvelles villes asiatiques manquaient cruellement de politique d’urbanisation privilégiant le cadre de vie des habitants, comme à Ho Chi Minh, où des tours d’immeubles accolés fleurissent, mais où le patrimoine et l’identité de la ville disparaissent. Finalement, il nous a transmis son intérêt pour l’architecture écologique et économique, ou “ Sustainable Architecture”.

Le Belgo
Ce restaurant belge de HCMV a été rénové par Monsieur Gallavardin et son équipe. Il a ouvert en 2016. Il utilise la structure béton existante par souci d’économie et aménage le reste en s’inspirant des bâtiments industriels du début du 20 siècle dans le Nord de l’Europe. Il utilise des briques de seconde main par souci de recyclage et pour garder la patine du temps, ainsi que des panneaux métalliques pour le coté industriel et des miroirs pour agrandir l’espace et créer des échappées visuelles….

L’essentiel :

  • La formation d’architecte, en six ans, avec au moins une année à l’étranger ;
  • Les métiers manuels ne doivent pas être dévalorisés, surtout pour les bons élèves ;
  • Les nouvelles villes asiatiques manquent cruellement de politique d’urbanisation privilégiant l’humain et le cadre de vie.

 

Paul Coquant et Vadim Touraine, élèves de Seconde

 

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